PHASE 1
Dans le cadre d’une convention avec le Conseil Régional, nous avons mis en œuvre, le 02 août 2004, un chantier Emploi Vert sur le littoral compris entre
Champ-Borne, Grand Canal et
Intitulé du projet :
« Entretien et aménagement d’espaces verts sur le littoral compris entre champ borne, Grand Canal et
la Rivière du Mât les Bas – Commune de Saint-André ».
Objectifs principaux :
- Valorisation du patrimoine naturel
- Nettoyage et aménagement du littoral
- Végétalisation
Descriptif de l’opération :
- Aménagement et entretien du site,
- Ratissage et nettoyage,
- Taille des arbres,
- Identification et protection des espèces végétales uniques,
- Enlèvement des ordures,
- Revalorisation et embellissement du site…
Avec une date de début de chantier : 01 août 2004
Et une date de fin de chantier : 31 janvier 2005
Les partenaires financiers et autres
Etat :
65 % de 20 postes CES sur 6 mois,
+ financement de 200 heures de formation complémentaire pour chacun des 20 CES.
Conseil régional :
35 % du résiduel de 20 postes CES,
+ Financement à 100 % de 2 postes d’encadrants,
+ Financement du matériel et du fonctionnement.
Commune :
Contrairement à son désengagement premier,
Evacuation des déchets métalliques, assistance des services administratif et technique pour la formalisation, le suivi/contrôle du chantier, fourniture des plantes et de petits matériels supplémentaires.
CIREST :
La CIREST a mis en place u suivi hebdomadaire quant à l'évacuation des déchets verts et autres, depuis le commencement du chantier jusqu'à ce jour.
L’organisation pratique de l’action :
FIS à voulu dès le départ s’inscrire dans une démarche résolument pragmatique et volontariste consistant à faire du Contrat Emploi Solidarité le point de départ du parcours du bénéficiaire.
S’agissant de l’association Formation Insertion Solidarité, nous ne pouvions nous situer qu’à partir des principes relevant de l’objet statutaire de la structure.
Les activités Emplois Verts permettant aux bénéficiaires de s’engager globalement dans le milieu environnemental et d’apprendre, dans le même temps, à en apprécier les risques, sont des activités qui nécessitent un encadrement renforcé et des moyens de gestion adaptés.
L’encadrement :
- Un encadrant recruté pour la gestion administrative et comptable,
- Un encadrant, embauché pour les missions terrain.
FIS se structurant pour mieux répondre aux divers besoins du projet a embauché 2 emplois jeunes :
- Un agent de développement qui a pour mission principale, l’organisation pratique des actions emplois verts et autres,
- Un agent de vie sociale qui a la responsabilité d’accompagner, de faciliter et de guider les salariés et le public tout en leur permettant de se repérer et de ne pas se perdre dans leur parcours d’insertion.
La responsabilité :
De l’association : elle est couverte par une assurance en responsabilité civile.
Du Président : elle était permanente mais elle n’impliquait pas pour autant sa présence auprès des salariés (mais l’encadrement terrain était peu efficace). Il appartenait à l’encadrant responsable, de prendre des initiatives et de diriger les opérations de l’action.
De l’encadrant : il était responsable des salariés dont il avait la charge dans le cadre de l’organisation de l’action déterminée par
Des salariés : respecter le contrat de travail qui les liait pour 6 mois à FIS.
Il est a noter que dans le cadre de cette action, FIS s’est dotée de moyens informatiques de gestion de paye pour une meilleure gestion du personnel.
L’effectif :
FIS est une association qui emploie 22 personnes dans le domaine des Emplois Verts :
- 02 salariés assurant l'encadrement en CDD,
- 20 salariés qui ont bénéficié d'un Contrat Emploi Solidarité (CES)
a) Le recrutement et l'embauche
Nous avons recruter, pour ce chantier emplois verts, 20 personnes en situation précaire issues du quartier de la Cressonnière et des écarts, et les avons embaucher en Contrat Emploi Solidarité. Pour l'encadrement nous avons embaucher 2 encadrant en CDD.
b) Le devenir des salariés après FIS
Le renouvellement de contrat ne pouvant se réaliser pleinement que si le personnel en CES engage une dynamique dans son travail et fait preuve de bonne volonté, 19 salariés se sont vu remettre leur attestation ASSEDIC à la fin de leur contrat.
La formation :
Dispensée par l’ADIF, Le volume horaire consacré à la formation a atteint 200 heures. Elle a permis aux salariés de s’unir autour d’un même objectif : s'inscrire socialement et professionnellement dans la société d'aujourd'hui et de demain.
Elle s’est achevée le 28 janvier dernier et nous avons pu constater qu’elle a été bénéfique à beaucoup d’employés dans le sens où elle a rempli ses objectifs :
- Améliorer la transmission des savoirs faire et savoirs être par l'équipe d'encadrement,
- Offrir à nos salariés des informations adaptées individualisées en fonction d'un projet professionnel clairement identifié,
- Améliorer les résultats en terme de sorties positives après FIS par :
- Les démarches d’insertion,
- L’envoi de CV et de lettres de candidatures spontanées,
- La mobilité…
APPRECIATIONS
Le Conseil Régional de part la convention qui nous lie a elle, impose une rigueur de suivi :
- Bilan intermédiaire,
- Etats d’avancement des travaux,
- Observations diverses,
- Bilan final,
- Etats des travaux réalisés…
Le bilan intermédiaire a permis de dresser l’état de l’avancement des travaux, l’état financier ainsi que l’avancement de la formation complémentaire, après trois mois d’activité.
Ce bilan nous a permis de nous interroger sur nos pratiques quotidiennes et de développer une dynamique propice à une amélioration de l’action : mettre en place une démarche qualité pour répondre favorablement aux attentes de nos partenaires.
Nous tenons à préciser toutefois que l'administratif de l’antenne Est du Conseil Régional, charger du bilan des associations nous met sans arrêt les bâtons dans les roues. Cette personne cherche tousle sprétextes pour nous destabiliser. Suite à des entretiens avec d'autres Présidents d'associations nous savons que beaucoup de choses ne sont pas demandées et faites aux autres.
PHASE 2
La 2ème phase des travaux s’est déroulée avec une équipe de 20 CES + 2 encadrants (terrain et administratif) et nous voudrions saluer le travail de groupe qui a eu lieu et la bonne répartition des tâches. ce fut un vrai plaisir de fonctionner dans cet esprit.
Ces postes emplois verts ont permit aux salariés de s’engager globalement dans le milieu environnemental et d’apprendre, dans le même temps, à en apprécier les risques.
Pour tout l’entretien courant, les salariés s’organisaient eux-mêmes. Ils décidaient et se répartissaient le travail suivant le module des activités établit par l’agent de développement et les encadrants.
Date de début de chantier : 01 mars 2005
Date fin de chantier : 31 août 2005
Visite de chantier
Nous avions organisé une visite de chantier le 13 avril pour présenter nos premiers résultats à tous nos partenaires. La presse était invitée. Tous ont pu constater que la décharge sauvage s’était transformée en un lieu de promenade et de pique-nique. Nous voulions qu’ils prennent conscience que ce chantier emplois vert avait permis de redonner une allure agréable à ce site.
A la fin de la 2ème phase des travaux, le 31 août 2005, les objectifs ont été atteints.
PHASE 3
Voir la nature d'un autre œil
Les centaines d'hectares d'espaces verts de
Les nouvelles façons de faire de FIS visaient à rendre la nature plus présente dans la vie quotidienne des citadins. Aussi, FIS, souhaitant renforcer son ambition, à voulu mettre en œuvre un projet : « LES JARDINS IMPREVUS » qui constituèrent la troisième tranche d'aménagement du littoral du Champ Borne.
Cette approche nouvelle ne cherchait pas à refaire la campagne en ville. Il s'agissait plutôt de laisser une place à la nature... même en ville !
Dans un contexte urbain, on cherche souvent à dominer, à « dompter » la nature plutôt qu'à lui laisser une chance de s'épanouir. FIS à renverser cette tendance. Elle a voulu revoir sa méthode d'entretien des espaces verts au profit d'une « re-naturalisation » de ces espaces. Cette nouvelle approche a le double avantage de répondre à des préoccupations écologiques et économiques.
Cohabiter avec la nature !
Restaurer ou naturaliser une partie des espaces verts consistait, pour l'essentiel, à réduire au minimum les interventions d'entretien pour donner libre cours à la flore spontanée. Il ne s'agissait pas de laisser à l'abandon les zones sélectionnées, mais d'y intervenir différemment. Les équipes d'entretien ont fait l'inventaire de la flore indigène qui pousse spontanément sur ces sites. Nous avons constaté un manque de diversité. De nouvelles espèces de fleurs pouvaient y être semées. Dans certains cas, des arbres ou des arbustes pouvaient être plantés pour renforcer le caractère naturel du site.
Une équipe de 20 jardiniers et 2 encadrants ont alors travaillé, à la réalisation de ce projet dans le but de créer un espace agréable à l'oeil et convivial, un lieu de vie... il sera destiné à la promenade, à la contemplation.
L'équipe a travaillé à la mise en place du jardin :
Phase d’engazonnement, d’embellissement et de petits travaux de moellonnage.
Les plantes, certaines misent à disposition par la pépinière communale et d’autres achetées on été installées en pleine terre sans modification du substrat.
Le site étant dépourvu de fontaine, FIS visait sur un jardin en équilibre écologique, sans arrosage, ni engrais. Le désherbage se faisait manuellement.
Quant à l’entretien du site, FIS s’est donnée pour mission d’expérimenter une gestion écologique de l’environnement urbain sur le littoral, grâce à des techniques appropriées, en vue d’améliorer la perception paysagère et la qualité écologique de l’endroit.
Les techniques utilisées :
– Gestion différenciée,
– Élagage doux, – Compostage déchets verts, – Gestion de friches, – Veille écologique, – Éducation à l'écologie urbaine.
Qu'est-ce que la gestion différenciée ?
La gestion différenciée appelée aussi "gestion harmonique", "aménagement doux" ou "gestion écologique" recouvre des méthodes et des techniques d'entretien des espaces verts, parcs et jardins, respectueuses de la biodiversité naturelle des sites.
Elle est assimilable, en milieu urbanisé, à la gestion et l'entretien des milieux naturels (pelouses sèches, zones humides, etc.). Il s'agit de favoriser la diversité de la faune et la flore indigène au site et à la région, et de restaurer la chaîne écologique. Les principes d'une gestion différenciée
– Laisser la végétation spontanée s'installer et évoluer en maîtrisant son développement spatial en fonction de l'aménagement recherché, – Aider à la reconstitution de milieux "naturels" par le modelage léger du terrain, le semis et la plantation d'espèces adaptées – Entretenir les groupements végétaux spontanés ou plantés en fonction d'objectifs, éviter l'utilisation de traitements phytosanitaires (dans tous les cas biodégradables) et favoriser les interventions légères, – Expliquer et associer la population riveraine au projet et aux travaux, sensibiliser à la découverte de la nature sur le site.
La végétalisation FIS a favorisé bien entendu, les plantes qui poussent spontanément sur le site : les "Pandanus utilis" plus connus sous le nom de "vacoa" (devenu arbre, il porte le nom de "pinpin" ou "pimpin"), et les "Mimusops bojeri" plus comunément nommés "pommiers d’accot" et à introduit : Alamandas, Lataniers, Euphorbia MiliHispoli, Vigne marine, Palmiers Bouteille, Ficus, Rhoeo, Kalianda…
Nous souhaitions entamer une 2ème phase de plantation lors de la prochaine phase de travaux. Mais pour des raisons qui seront expliquer dans l’article « chik oblige », nous avons dû stopper les travaux d'entretien et d'aménagement le 10 février 2006.